1936 - 2025
La Tribune
À l’Hôpital Sainte-Anne-de-Beaupré, le 22 mars 2025, à l’âge de 88 ans, est décédé monsieur Jean O’Neil, fils de feu monsieur Louis-C. O’Neil et de feu dame Marthe Belleau. Il demeurait à Château-Richer. Il laisse dans le deuil ses enfants : Martin et Marie-Eve; ses petits-enfants : Charles, Thomas, Lambert et Edouard; son frère et sa belle-sœur : Georges (Carmen Messier) et sa sœur Louise. Il a maintenant rejoint tous ses frères et sœurs qui l’ont précédé et il quitte également plusieurs neveux, nièces et amis(es). Né à Sherbrooke en 1936, Jean O’Neil y fit ses études classiques, au séminaire Saint-Charles-Borromée (B.A., 1957). Après il commence sa carrière comme journaliste à La Voix de l'Est (Granby) de 1958 à 1959; ensuite au Progrès du Saguenay (Chicoutimi) de 1959 à 1960; au Soleil (Québec) en 1960, comme journaliste et chroniqueur judiciaire; à L'Événement-Journal (Québec) de 1960 à 1961, comme journaliste et adjoint au chef de pupitre; à La Presse (Montréal) de 1961 à 1966, où il est critique littéraire et dramatique. Il a aussi été agent d'information aux ministères des Affaires culturelles, des Affaires intergouvernementales, de l'Éducation, de la Santé et des Services sociaux ainsi qu'à la Société générale du cinéma et à l'Office de la langue française. Il a publié plus de vingt-cinq ouvrages, romans, poésie et récits, la plupart consacrés au Québec. Au fil de sa carrière dans la fonction publique, il publia notamment le roman Les hirondelles (Hurtubise, 1973), le récit Cap-aux-Oies (Libre Expression, 1980) et le recueil de poésie Montreal by Foot (Ginkgo, 1983). Il prit sa retraite en 1987. S’entama alors une période prolifique, où M. O’Neil fit publier une trentaine d’ouvrages, dont L’île aux Grues (1991) et Les terres rompues (1997), tous deux chez Libre Expression. Ses thèmes de prédilection s’articulent autour de l’histoire du Québec : ses beautés, la colonisation de ses régions, le quotidien de ses habitants. « Un amoureux fou du Québec » Selon l’Ordre, « parmi les écrivains québécois contemporains, on dit de Jean O’Neil qu’il occupe une place relativement effacée, mais il apparaît comme l’un des plus efficaces ». « Il était un grand admirateur de la nature et se décrivait lui-même comme un “amoureux fou du Québec” », écrit la maison d’édition Libre Expression sur sa page Facebook, en réaction au décès de M. O’Neil. Il aura publié plus d’une vingtaine d’œuvres chez l’éditeur montréalais. La famille souhaite remercier sincèrement toute l’équipe des soins palliatifs de l’Hôpital Sainte-Anne-de-Beaupré. Merci à vous tous pour les bons soins prodigués et toute l’attention portée envers Jean. Selon ses volontés, il n’y aura pas de cérémonie. Sa famille lui rendra un dernier hommage en toute intimité. Que tous ceux et celles qui ont connu et aimé Jean aient une pensée pour lui et sa famille.
Réputé très discret, Jean O’Neil fut fait chevalier de l’Ordre national du Québec en 1998. « Votre style, à la fois informatif et efficace, célèbre la noblesse des gens et la majesté des régions du Québec », déclara le premier ministre de l’époque, Lucien Bouchard, au moment de lui remettre son insigne.