Avis de décès

Michèle Bisson MacKinnon

Parution du 2024/05/29

Le Droit


1er mai 1942 – 16 mai 2024

Notre mère Michèle Bisson est décédée le 16 mai 2024 à l’âge de 82 ans, entourée d’amour.

Née à Hull, elle a fait ses études au Collège classique Marguerite-d’Youville (premier établissement de ce genre pour les filles dans la région) et a complété son baccalauréat à l’Université d’Ottawa à 19 ans.

Michèle a toujours aimé ce qui était beau, classique et luxueux — ce n’est pas un hasard qu’elle a nommé son premier chat noir « Vison ».

En travaillant à temps partiel pendant ses études, en premier à la compagnie d’assurance « Metropolitan Life » et ensuite comme traductrice et terminologue au Secrétariat d’État du Canada, elle s’est payée une coccinelle Volkswagen et plus tard, une Austin Healy bleu métallique. Elle avait aussi un penchant pour la mode, surtout les belles robes qu’elle s’est achetées pour son premier voyage en Europe à 21 ans.

Ce style et cet amour des autos ont certainement fait d’elle et de notre père Dan MacKinnon, des atomes crochus. Mariés en 1966, ils ont vécu leur première grande aventure au Costa Rica, où Dan travaillait comme diplomate, et où leur première fille est née.

De retour au Canada, et plus tard avec une deuxième fille, ils se sont installés au 95, rue Carling. Ensemble, ils ont créé une enfance de rêve pour nous. Ils nous ont tout offert : installation de jeux dans la cour arrière, patin, tennis, toboggan et même du ski de fond dans le parc à quelques pas; des sorties aux festivals de musique, les célébrations de la fête du Canada, les fêtes familiales, avec les amis et amies d’écoles, un chat, un lapin. Ils nous ont surtout offert ce qui est le plus précieux : leur amour et leur soutien.

Pendant ce temps, Michèle s’est aussi portée bénévole auprès de notre école francophone (De Mazenod) ainsi que dans notre quartier. Elle a été élue présidente de l’association communautaire du Glebe après avoir recruté 1200 membres et ensuite élue échevin de « Capital Ward » en 1978. Plusieurs des mesures de préservation du quartier existent toujours aujourd’hui — dont la restriction de la rue « Carling » où nous avons grandi et renommée « avenue Glebe » pendant cette période.

Les voyages se sont multipliés : en Floride pour voir les beaux-parents, à New York pour les retrouvailles d’amitiés du Costa Rica, en France, et en Mauricie pour conduire les filles au Camp Minogami.

Notre mère a adoré être notre Maman. Elle était féministe, et nous a souvent dit combien elle était fière d’avoir mis au monde des femmes intelligentes, fortes et indépendantes (comme elle).

Elle maîtrisait les deux langues officielles — et avait une plume sans pareil. Elle a inculqué en nous le respect de la langue française et l’importance de la préserver.

Après sa séparation, Michèle s’est installée dans le vieux Val-Tétreau, où les voisins ont pu apprécier sa belle maison allumettes, son beau jardin, ses chats et ses chiens — surtout le majestueux chien Pouskine. Elle s’est encore impliquée pour lutter contre l’aménagement du Rapibus dans son quartier tranquille – et a créé de belles amitiés avec ses voisins.

Nos parents sont restés amis pour plus de 40 ans, et nous en serons toujours reconnaissantes. Pendant les cinq dernières années de la vie de notre père, Michèle était à ses côtés comme proche aidante.

Malheureusement, cette même maladie a aussi affligé notre mère. Déjà souffrante, elle craignait où son Parkinson’s l’amènerait, dans quelle mesure son corps et son brillant esprit s’éteindraient, et avec quelle rapidité.

Michèle a demandé l’aide médicale à mourir, un droit auquel elle croyait depuis 1989. Le moment venu, nous étions avec elle et notre chère marraine Sylvie, grande amie et « petite sœur » pour Michèle. L’équipe de santé comprenait la souffrance et le choix de notre mère — et nous les remercions de l’avoir traitée avec respect et compassion.

Elle laisse dans le deuil ses enfants Danièle (Alain Beaulieu) et Catou, son frère Pierre, sa sœur choisie Sylvie Morel (Richard Garner), sa belle-sœur Shelley McDonald, ses cousins Marie Déziel (Yves Bouton) et Philippe Déziel (Mariette Chauvette), sa nièce et son neveu Lisa MacKinnon (Mike Reddy) et Ted MacKinnon (Claudia Moore), ses petites-filles Alice et Sarah.

Elle fut prédécédée par ses parents, Ernest Bisson et Lorette Soucy, son frère Marc Bisson, son conjoint Dan MacKinnon et sa très chère tante Hélène Déziel.

La famille souhaite remercier l’équipe de l’hôpital de jour gériatrique ainsi que l’équipe des soins de fin de vie.

Nous allons célébrer sa magnifique et longue vie au :

Restaurant Le Saint-Éloi Café Bistro
100, rue Atawe, Gatineau (Québec) J8Y 6V8
le samedi 22 juin 2024, de 16 h à 19 h
RSVP avant le 8 juin : https://forms.gle/Bw5ww98WHS3Fyn2J7

Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la SPA Ottawa.
Téléphone : 613 725-3166, poste 299.
Site Web : https://ottawahumane.ca/donate/tribute-gifts.


BaseGenerique_21.jpg